Epargne : la difficulté pour les banques et assurances en France

Investir dans l’immobilier ou même dans la bourse . Mais ce que préfèrent les français ce sont les placements sûrs comme les livrets d’épargne réglementés, les dépôts à vue, ou les assurance vie en euros. Et ceci quant bien même cela ne garantit guère de rendement pérenne in fine. L’encours du livret A, emblème de cette tendance est d’ailleurs passé de 12,64 milliards d’euros en 2019 à près de 300 milliards d’euros d’après les informations communiquées par la Caisse des Dépôts.

Ajouté au Livret de développement durable et solidaire, l’encours dépasse même 410 milliards d’euros

Ces produits financiers sont plebisicités car ils sont disponibles, sécurisées et offrent des rendements défiscalisés. Tous ces produits financiers dits « sécurisés » ont ainsi vu leurs encours sensiblement augmenter ces dernières années

Plus de trois mille milliards d’euros

En se basant sur les chiffres communiqués par la Banque de France, l’encours total de ces placements « sécurisés » aurait dépassé les 3 289,7 milliards d’euros en 2019 (premier semestre). Ceci représente une augmentation de plus de 530 milliards d’euros (+19%) en cinq ans.

Dans le détail, tous les investissements sécurisés ont vu leur encours augmente : près de 34% d’augmentation sur les dépots à vue et les placement sur des comptes courants simple en 4 ans depuis 2015. 

Ce phénomène n’est pas isolé et s’étend ailleurs en Europe : il témoigne du fait que les épargnants fuient au profit de la sécurité, même si l’inflation leur fait perdre de l’argent. 

La hausse de l’épargne est un indice économique qui révèle une augmentation du pouvoir d’achat et des investissements et dépenses futures.

Les autorités réagissent

La Banque Centrale Européenne a pris des mesures : la BCE a introduit un mécanisme visant à réduire la charge des taux d’intérêt négatifs. Pour soulager les assureurs vie, Bercy a publié deux décrets à l’arrêt de décembre visant, d’une part, à alléger la pression sur leurs ratios de solvabilité et, d’autre part, à réformer le Fonds de croissance de l’euro

Les épargnants face à l’abîme des rendements négatifs

Bercy a également réduit le rendement de plusieurs livrets, tels que le livret A et le LDDS. A partir de février, ceux-ci seront fixés à 0,50%, leur niveau plancher, contre 0,75% actuellement